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les animaux

Lundi 11 avril 2005

 .

                    1 300 000 voix contre l'expérimentation animale

En 1999, la Fondation 30 Millions d'Amis recueille 1,3 million de signatures contre l'implantation d'un élevage de beagles (chien de petite taille particulièrement affectueux), dans l'Allier, destinés aux laboratoires d'expérimentation animale. Résultat : devant la mobilisation générale, le projet est définitivement abandonné.

En octobre 1998, la filiale européenne de la société américaine Marshall Farms -premier producteur d'animaux de laboratoires aux Etats-Unis- décide de s'implanter à Montbeugny (Allier). Son projet : un élevage de beagles destinés à l'expérimentation animale. Aux Etats-Unis, la société Marshall Farms produit environ 16 000 chiens par an.

Des pratiques douteuses

Mise en cause dans son pays au regard de l'Animal Welfare Act, la société Marshall Farms est régulièrement épinglée par les agents fédéraux du Département Américain de l'Agriculture pour des infractions quant aux conditions de transport et à l'état de santé des beagles.
L
es rapports d'inspection font état de maladies, de lésions non soignées. Ils relèvent aussi la saleté des chiens et la présence d'insectes et de parasites. Les conditions de détention des animaux sont également critiquées : cages rouillées, pointes métalliques blessantes...

L'opposition est générale

L
a Fondation 30 Millions d'Amis entame alors une action d'envergure à l'aide des médias partenaire (l'émission 30 Millions d'Amis diffusera 4 reportages sur le sujet), provoquant immédiatement une mobilisation nationale sans précédent. Au programme : débats, interpellations, manifestations…

Le projet de la société Marshall Europe avait déjà essuyé deux refus, l'un à Blyes (01), l'autre au Donjon (03). A son tour, Montbeugny va très vite réagir. Des personnalités du spectacle et de la communauté scientifique se joignent au mouvement de protestation, des sénateurs, des députés, des grandes entreprises : la mobilisation est générale. Même le maire, qui a accordé le permis de construire, ne tarde pas à rejoindre les rangs des opposants.

La Fondation 30 Millions d'Amis décide également de lancer une pétition qui recueille 1 300 000 signatures contre " l'élevage de la honte " (dont 30 000 par le biais de son site Internet en provenance de 18 pays sur 4 continents). Elle fut remise le 21 septembre 1999 à Matignon.

La mobilisation des Français s'avère déterminante : le 25 novembre de la même année, la société Marshall Farms bat en retraite et retire son projet.

Bravo et merci à tous les amis des animaux, célèbres et anonymes, qui tous ensemble se sont mobilisés pour dire NON à la cruauté et à la honte.

Le beagle, un chien doux et affectueux, naturellement dépourvu d'agressivité face à la souffrance.

Une proie idéale pour Marshall Farms qui n'hésite pas à faire valoir que ces traits de caractère "facilitent le travail des expérimentateurs."



Par stéphanie mancel
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Vendredi 15 avril 2005

Les animaux que l'on tue pour leur peau

Derrière chaque manteau de fourrure se cache une énorme souffrance. 30 castors , 15 lynxs, 15 renards, 7 léopards, 6 phoques ou 40 ratons laveurs sont nécessaires pour fabriquer un seul manteau de fourrure.

Les fourreurs tentent de se défendre en précisant que la plus grande partie des manteaux sont aujourd'hui réalisés avec des peaux qui proviennent d'animaux d'élevage. Il est vrai que les conditions dans lesquelles sont capturées les animaux sauvages à fourrure sont particulièrement ignobles, mais les sort des animaux à fourrure d'élevage n'est guère plus enviable.

En France, environ 90% des fourrures proviennent d'élevage. Il existe dans notre pays 40 élevages de vison qui produisent chaque année environ 500 000 peaux.

Savez-vous que 100 à 120 peaux de visons ou 100 peaux de chinchillas sont nécessaires pour faire un seul manteau de fourrure?

Les visons et les renards qui sont élevés pour leur fourrures sont gardés dans des petites cages de grillage. En Finlande, un des plus gros pays producteurs d'animaux à fourrures, les cages pour les visons n'offrent que 1800 cm2 avec une hauteur de 38 cm de hauteur. Pour les renards, les cages mesurent 60 cm de largeur, 105 cm de longueur et 60 cm de hauteur.

Elever ces animaux dans des cages est particulièrement cruel : à l'état sauvage, les visons ont un territoire qui s'étend sur 1 à 4 km de long. Quant aux renards, leur territoires s'étend sur 900 à 6 000 hectares.

De plus, dans la nature, les visons vivent généralement dans des ruisseaux, des rivières ou des lacs. Ils passent 60% de leur temps dans l'eau. Ils ont d'ailleurs les pattes palmées. Dans leur cage, les visons ne peuvent bien évidemment pas nager. Ils souffrent également de la promiscuité. Ce sont des animaux solitaires et les élever les uns à côté des autres est source de stress.

Les renards, eux, souffrent beaucoup de leur détention du simple fait, par exemple, qu'ils ne peuvent pas creuser un terrier.

Dans les élevages, les animaux souffrent également des intempéries. Ils n'ont aucun moyen pour se protéger des vents d'hiver ou des fortes chaleur en été.

Du fait de leur conditions de détention, les animaux adoptent de nombreux comportements anormaux qui sont des indicateurs de leurs souffrances : ils s'auto mutilent, ils mâchouillent et finissent pas mordre leur propre queue ou les oreilles de leurs congénères, ils tuent leur progéniture etc.

Lorsqu'ils sont abattus, environ vers 7 mois pour les visons, on utilise des méthodes cruelles pour ne pas abîmer leur fourrure. Les visons sont tués avec du monoxyde de Carbone ou du dioxine de Carbone ou encore à l'aide d'une pince électrique que l'on place dans le rectum ou dans la gueule de l'animal. Parfois, les animaux sont tués par injection de poison ou tout simplement en leur brisant le cou.

Les furets, ratons laveurs, rats musqués et ragondins sont également élevés pour leur fourrure et connaissent le même sort.

Aux Pays-Bas, l'élevage des renards et des visons pour leur fourrure a été interdit à la suite des campagnes menées par les associations de défense des animaux. Il en est de même en Suisse pour les visons.

Les animaux sauvages qui sont capturés dans la nature pour leur fourrure sont généralement attrapés avec des pièges. Lorsqu'il s'agit de pièges à mâchoires, ils ont les pattes brisées et doivent attendre le passage du trappeur de longues heures voire un à plusieurs jours. Durant ce temps, ils ont faim, froid , peur et sont à la merci de prédateurs. Certains animaux pris au piège n'hésitent pas à s'auto mutiler pour se libérer du piège.

Ce que vous pouvez faire

N'achetez jamais de manteaux de fourrures. Refusez  également les manteaux dont les bordures sont ornées par des morceaux de fourrures.     

Essayez de convaincre votre entourage de ne jamais acheter de manteaux de fourrures.

Lorsque vous voyez une personnalité à la télévision ou dans un magazine qui porte un manteau de fourrures, écrivez lui pour lui faire connaître votre déception


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Samedi 16 avril 2005

Chaque année, des millions de veaux, vaches, cochons, moutons, agneaux, chevaux etc. sont transportés d’un bout à l’autre de la France ou de l’Europe. Depuis sa création, la Protection mondiale des animaux de ferme dénonce ces transports, les souffrances qu’ils imposent aux animaux, et demande à ce que soit mis un terme aux transports d’animaux sur de longues distances. Malgré les nombreuses actions qu’a menées notre association pour dénoncer ce commerce, et les nombreuses images que nous avons remises aux chaînes de télévision qui révèlent les maltraitances dont peuvent être victimes les animaux en cours de transport, ce commerce continue.

Après avoir quitté l’élevage, les animaux peuvent être transportés sur un marché, vers un abattoir, dans une autre ferme pour y être engraissés, que ce soit en France ou dans un autre pays. Sur les marchés, les animaux sont parfois manipulés avec brutalité durant le chargement et le déchargement. Des bâtons sont parfois utilisés pour frapper les animaux et les forcer à avancer. Les marchés aux bestiaux sont des lieux bruyants, les animaux y sentent de nombreuses odeurs inhabituelles, y côtoient d’autres animaux qu’ils ne connaissent pas, ils sont manipulés par des inconnus, etc. et de ce fait, ce sont des lieux très stressants et effrayants pour les animaux. Certains animaux sont vendus à des commerçants qui les exporteront vers d’autres pays. Ainsi, des animaux sont exportés depuis la France jusqu’en Espagne, en Italie, mais aussi dans des pays encore plus éloignés tels que la Grèce ou le Liban.


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